Le blog de Gilbert Buttazzoni

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jeudi 12 novembre 2009

Délibération n° 567 – Stade Vélodrome - Intervention au CM du 19 octobre 2009

Monsieur le Premier Adjoint au Maire,

La transaction immobilière proposée par la présente délibération ne fait que sanctionner la suppression anticipée d’un équipement sportif utilisé par des associations et par des établissements scolaires (Furstenberger, Wolf, Lambert). Ces utilisateurs sont informés qu’à compté du 31 octobre, le stade Vélodrome n’est plus disponible. Le Racing Club de Mulhouse devait bénéficier de cette installation pendant l’exécution des travaux sur leur propre terrain. Or l’ensemble des jeunes licenciés (+ 200) est expédié au Waldeck (déjà une centaine ne pourra y aller) et les séniors ne savent pas aujourd’hui où ils évolueront dans 10 jours.

Mais bien plus inquiétant est le non-respect des engagements du Maire et de la Municipalité concernant la suppression du stade Vélodrome.

En effet, le 7 juillet 2008, lors du Conseil Municipal, une délibération proposant la désaffectation de l’usage sportif nous a été proposé avec la présentation suivante :

« L’incidence de cette procédure n’affectera pas le déroulement normal des activités sportives sur ce site, compte tenu du délai nécessaire pour la réalisation des travaux de la piste d’évolution. Ce délai laissera le temps suffisant pour permettre la réalisation du projet d’aménagement des terrains de substitution à Bourtzwiller, dont l’ouverture est prévue au second semestre 2009 (parc sportif).

En outre, conformément aux textes réglementaires en vigueur, une déclaration de changement d’affectation de cet équipement sportif doit être adressée à l’Etat dans un délai de trois mois, après désaffectation. »

En préambule, Monsieur l’Adjoint aux sports nous a précisé :

« … mais en aucun cas, je tiens à la dire tout de suite, cela n’obèrera les possibilités de nos sportifs d’utiliser les installations sportives puisqu’il y aura concomitamment à cela et dans les mêmes délais la construction d’un nouvel équipement à Bourtzwiller. »

Mais le « Pompon », ce sont les propos de Monsieur le Maire :

« Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, il n’y aura pas de fermeture avant l’ouverture, c’est clair. Ne jouons pas à nous faire peur, là-dessus je suis formel. »

En conclusion de mon intervention j’ai déclaré :

« Monsieur le Maire, vu l’opacité à ce jour des solutions de remplacement, à ce stade nous voterons contre cette délibération. »

…/…

Monsieur le Maire, visiblement irrité a alors rajouté :

« … moi-même je m’entends le dire il y a dix ans, le stade Vélodrome ne deviendra piste que s’il y a un nouveau stade… quand je dis que je m’engage à ce qu’il n’y ait pas de fermeture de stade Vélodrome tant que le nouveau stade n’est pas inauguré, c’est un engagement dont la pire conséquence pourrait être de retarder le musée de l’automobile, mais sûrement pas de priver des pratiquants d’un stade. »

Le 15 décembre 2008, nouvelle délibération ayant pour objet la cession partielle des installations non exploitées par les utilisateurs.

Monsieur le Maire en remet une nouvelle couche en déclarant :

« … ce stade actuellement dédié aux activités sportives. Il ne se fera d’ailleurs pas tant que la solution de remplacement ne sera pas achevée, je l’ai dit, je le répète… il est proposé de céder une première parcelle non utilisée par les scolaires et les associations… le reste devant être cédé après la réalisation du terrain synthétique de substitution. »

Comment des engagements aussi formels, pris ici même en séance du Conseil Municipal ne peuvent-ils aujourd’hui ne pas être respectés.

Monsieur le Premier Adjoint, je ne vous parlerai pas aujourd’hui du terrain synthétique de Bourtzwiller, qui devait accueillir les utilisateurs du Vélodrome.

Je connais déjà votre réponse d’ailleurs habituelle : « Nous sommes en pleine réflexion, nous réfléchissons à un plan d’ensemble » - mais « demain est un autre jour ».

jeudi 30 avril 2009

Chantier du Tram, quelques ratés…

CIMG7166.JPGLa mise en circulation des trois nouvelles stations du TRAM à Bourtzwiller sera effective début juillet. Les travaux nécessaires à la mise en service des trois nouveaux arrêts, Tuilerie, Saint Nazaire et Châtaigniers n’ont pas toujours été faciles à supporter pour les riverains. C’est pourquoi Gilbert Buttazzoni a souhaité les rencontrer : il a ainsi parcouru récemment le parcours du chantier à pied, au départ de la Place du Rattachement, jusqu’à la rue de Saint Nazaire. Plusieurs dizaines de riverains l’attendaient, pour lui exposer leurs difficultés :

Aux numéros 24,26 et 28 rue de la Tuilerie, les habitants ont du mal à accéder chez eux, en raison des tranchées. De l’autre côté de la rue, l’aire permettant la dépose des conteneurs çà ordures n’est plus accessible.La signalétique de la maison médicale de le même rue est absente depuis de longues semaines. Enfin, le stationnement sauvage y est continuel.

Rue de Dieppe, au numéro 18, des riverains ont exposé leur refus de l’installation d’une nouvelle aire à conteneurs, sous leurs fenêtres !

Rue de Saint Nazaire, les habitants se plaignent du manque d’information et de concertation. C’est de façon générale ce sentiment de manque de dialogue, voire de considération des riverains et de leurs conditions de vies quotidiennes aggravées par le chantier, qui émerge.

Le Conseiller général a adressé une lettre à Jean Marie Bockel lui demandant d’intervenir afin que les responsables du chantier puissent rencontrer les riverains des rues concernées.

Objet : avancement du chantier lié à l’extension de la ligne 1 du tramway à Bourtzwiller

Monsieur le Maire,

Je me permets d’attirer votre attention sur les difficultés et nuisances auxquelles sont confrontés les riverains du chantier lié à l’extension de la ligne 1 du Tramway à Bourtzwiller.

Faisant suite à plusieurs interpellations, je me suis rendu sur place le samedi 21 mars afin de me rendre compte de visu, des réalités de l’avancement des travaux et des problèmes liés à ce chantier.

J’ai pu ainsi observer, avec les riverains, d’un certain nombre de situations délicates dont je vous fais part aujourd’hui.

Ainsi aux numéros 24,26,28 Rue de la Tuilerie, le chantier semble être à l’arrêt depuis plus de quatre mois. Les tranchées empêchent durablement l’accès aux entrées, et gêne considérablement la vie quotidienne des riverains les plus âgées. Ceux-ci ne peuvent en effet plus approcher de leur domicile avec leur véhicule pour ramener leurs courses.

A l’arrière de ces entrées, le point déchet installé pour l’occasion entraîne de nombreuses nuisances, ce qui ne manque pas évidemment d’aggraver la situation et les tensions.

Au numéro 27 de cette même rue, l’aire permettant la dépose des conteneurs à ordure n’est plus accessible, ce qui crée là également nuisances et désagréments continuels pour les usagers.

La signalétique de la maison médicale située dans cette rue est également absente depuis de longues semaines, pour le plus grand désagrément des usagers.

Cette rue est enfin l’objet de stationnements sauvages continuels, ce qui crée constamment des tensions et des relations difficiles sur le secteur.

Des problèmes existent aussi dans d’autres artères concernées par ces travaux. Ainsi, Rue de Dieppe, sous les fenêtres du numéro 18, les habitants refusent l’installation d’une nouvelle aire à conteneurs à cause des points de fixation que cela va immanquablement occasionner sur le secteur.

Enfin, autour de la Rue de Saint Nazaire, les habitants ont l’impression que les travaux n’en finissent pas avec en plus, un sentiment de mépris et de manque de concertation, notamment quand au positionnement des nouveaux emplacements de stationnement nécessaires du fait de l’installation de la voie de tram.

Il ne s’agit évidemment pas ici d’une liste exhaustive des nuisances engendrés directement ou indirectement par ce chantier mais une chose est certaine : beaucoup se demandent, d’une façon générale, si les travaux, dont la fin était initialement prévue au début de l’été, vont bien respecter ce planning. A la vue des travaux en cours, on peut effectivement légitimement se poser ce type de questions.

Ce qu’il ressort principalement, c’est un sentiment général d’absence de concertation de la part des autorités, de manque de considération des riverains et de leurs conditions de vies quotidiennes plus difficiles, associée à un réel manque d’information sur l’état d’avancement du chantier.

Face à toutes les difficultés et disfonctionnements que j’ai pu relever lors de ma visite, il me serait donc très agréable que vous puissiez intervenir pour qu’une rencontre puisse être organisée sur place entre les riverains des rues concernés et les responsables du chantier afin que le dialogue puisse reprendre.

Dans cette attente, et certain de l’intérêt que vous portez à la qualité de vie des habitants de ce quartier, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de toute ma considération.

Gilbert BUTTAZZONI

lundi 6 avril 2009

Halte au massacre de l'intelligence

La réforme de l’éducation nationale bat son plein. En effet après des annonces des contre annonces, le ministre de l’éducation national ne sait plus où donner de la tête et c’est pour les parents et enseignants à y perdre la tête !

La supression des RASED (réseau d’aide spécialisé pour les enfants en difficulté) se passe dans la douleur. De nombreuses manifestations ont lieu un peu partout et les nuits des RASED fleurissent en France.C’est bien évidemment sur Bourtzwiller que la mobilisation a été la plus forte. Ce quartier s’est mobilisé il y a quelques mois déjà et grâce à l’acharnement et à la mobilisation des parents et des enseignants que dores et déjà deux postes sont maintenus sur le pôle qui regroupe 3 écoles élémentaires et 5 maternelles. La signature d’une pétition qui reprenait les inquiétudes des parents en ces termes : « Nous souhaitons le maintien des RASED et refusons l’amalgame entre l’aide personnalisée le matin et l’aide pédagogique apportée par la maîtresse spécialisée. Nous demandons le maintien en l’état actuel des interventions de tous les membres du RASED – pas de transformation de poste ni de redéploiement sur le quartier. » a connu à ce jour un grand succès puisqu’elle a recueilli quelques 450 signatures.

Mais le combat ne s’arrête pas là! En effet, Jeudi 2 avril une petite centaine de parents et enseignants ont voulu symboliquement le signifier en accrochant une banderole sur les grilles du square Baumann : « les réformes actuelles sabotent nos écoles défendons nos enfants » Par là, ils ont tenu à redire que les incohérences se succèdent comme :

• La lourdeur des programmes accentuée par la semaine de 4 jours imposée suite à la suppression du samedi travaillé

• La suppression des IUFM posant le problème de la formation professionnelle des futurs enseignants par la quasi disparition de la formation pratique et pédagogique.

Ce dernier point reste essentiel, car l’objectif premier de ce gouvernement est de faire coûte que coûte des économies et des coupes franches dans le budget de l’éducation nationale. C’est bien évidemment en supprimant des heures de cours, des postes d’enseignants que le défi pourra être gagné. Pourtant une fois de plus c’est au détriment des enfants. On peut à juste titre se poser la question de la place de l’enfant dans le dispositif éducatif français. Nous ne pouvons et ne devons accepter qu’elles ne soient dictées que par la simple logique comptable.

C’est le massacre de l’intelligence qui est organisé dans notre pays en sacrifiant une voire deux générations d’enfants, parce que notre gouvernement ne sachant faire face à la crise financière, revisite ses budgets au détriment des plus petits.

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