Le blog de Gilbert Buttazzoni

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lundi 31 octobre 2011

Le Mépris Bis

tram.JPG L’arrêt de Tram Saint Nazaire toujours en plan. Triste anniversaire ces jours-ci à Bourtzwiller... 7 mois que l’arrêt de Tram de la rue de Saint- Nazaire a été incendié. 7 mois que les riverains ont chaque jour sous les yeux le triste spectacle du métal noirâtre. Par cette indifférence, c’est un bien étrange message qu’adressent Soléa et la Ville de Mulhouse aux habitants.

mercredi 26 octobre 2011

Manurhin : que les collectivités alsaciennes se tiennent prêtes

Manurhin2.JPG Il y a quelques semaines, je dénonçais le manque de dynamisme et de clairvoyance de nos élus majoritaires alsaciens en matière de soutien à l’activité économique. Je préconisais une refonte complète de l’action politique dans ce domaine, à la fois philosophique et en terme d’action pour se caler sur les enjeux régionaux du 21ème siècle. Nous avons aujourd’hui devant nous un exemple concret qui pourrait permettre de tester cette nouvelle action en matière de développement économique. L’entreprise Manurhin implantée à Bourtzwiller est aujourd’hui confrontée à un besoin de trésorerie important pour honorer un carnet de commande bien rempli. L’Etat, sensé recapitaliser l’entreprise, n’a aujourd’hui pas encore assuré ses engagements et les salariés sont donc très inquiets face à une situation qui, si elle devait perdurer, les conduiraient irrémédiablement au licenciement malgré un carnet de commande plein, fait aberrant mais déjà observé ailleurs par le passé. Les informations les plus récentes semblent pouvoir faire espérer que ce dispositif se mette rapidement en place. Si tel ne devait pas être le cas, il serait alors intéressant que toutes les structures publiques et parapubliques de la région, du département et de la ville puissent garantir transitoirement le fond de roulement nécessaire de Manurhin, le temps que le dispositif imaginé pour maintenir cette entreprise soit mis en route. Le risque serait en effet faible pour les deniers publics, beaucoup plus faible en tout cas que de subventionner sans garantie l’implantation d’entreprises étrangères.

lundi 24 octobre 2011

Conseil général: Petits arrangements entre amis

gilbert_cg.jpg Les 11,5 M€ (millions d’euros) du fonds de solidarité attribués au Haut-Rhin ont monopolisé le débat d’orientations budgétaires hier, à Colmar. Charles Buttner voit dans cette enveloppe exceptionnelle « un miracle, mais aussi une goutte d’eau ». La sollicitation du fonds de solidarité des départements, qui a suscité critiques à mots couverts et franches railleries, était « parfaitement légitime, juste et équitable », martèle le président du conseil général, qui revient sur les 200 M€ de dépenses sociales non compensées par l’État et une épargne nette réduite « de 91 à 38 M€ » ces trois dernières années. À ses yeux, l’enveloppe récompense aussi une « gestion rigoureuse » : « Pensez-vous que l’État donnerait cet argent à des gens qui ne le gèrent pas bien ? » La majorité fait bloc derrière son président à l’image de Rémy With, qui salue son « courage politique » et enfonce le clou : « Nous n’avons pas demandé une aide de gestion mais un complément de dotation. » « Mieux que zéro » Pour le socialiste Pierre Freyburger, l’obtention de cette manne signifie surtout que « notre situation n’est pas aussi brillante qu’on veut bien nous le dire et se dégrade à vitesse grand V ». Il en veut pour preuve l’autofinancement ramené de 72 à 48 M€ pour l’année à venir. L’écologiste Henri Stoll rappelle pour sa part que le compte n’y est pas, même si « 11 M€, c’est mieux que zéro ». Michel Habib lui fait écho : « J’ai l’impression qu’on est en train de s’excuser de toucher ces 11 M€ alors qu’il en manque encore 240. » Francis Flury reprend l’offensive pour la majorité : « Si on touche quelque chose, ce n’est pas parce qu’on est les plus mauvais, mais peut-être les plus vertueux. » En témoigne selon lui « la réalité des chiffres » : dépenses de fonctionnement inférieures à la moyenne nationale, investissement supérieur, encours de dette « le plus bas des sept départements aidés ». Il réfute surtout la comparaison avec la Corrèze, autre grand bénéficiaire du fonds de solidarité et plus mauvais élève selon lui dans tous ces domaines. Au passage, il relève aussi que les dépenses obligatoires sont plus fortes dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin. « Au fond de la nasse » « On peut aussi comprendre qu’on a trop dépensé par rapport au Bas-Rhin », réplique le socialiste Gilbert Buttazzoni. Argument repris par Pierre Freyburger à propos des orientations budgétaires 2012 (lire l’encadré ci-dessous) : « Nous sommes aujourd’hui confrontés aux choix budgétaires qui auraient dû être faits dès l’arrivée de la crise, mais on a misé sur de vieilles recettes plutôt que sur une remise à plat structurelle ». Charles Buttner lui oppose sans complexe une « volonté forte d’accompagner les communes et intercommunalités » : « Nous sommes un des départements qui les aide le plus ». Mais pour le socialiste, « il faut arrêter les discours incantatoires : nous sommes au fond de la nasse ». le 15/10/2011 à 05:00 par Clément Tonnot

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