De nombreux
esprits chagrins pensent que les jeunes d’aujourd’hui vivent dans un confort
indigne et qu’il est nécessaire qu’ils retrouvent les sens des valeurs et de
l’effort. C’est vraisemblablement cette philosophie qui anime la Mairie de
Mulhouse dans sa gestion des gymnases Wolf et Brossolette. En effet tous les
utilisateurs (dont beaucoup ont d’ailleurs cessé de l’être), qu’ils viennent
des écoles ou des collèges avoisinant, peuvent faire le même constat :
dans ces deux équipements municipaux, la pratique du sport relève de l’extrême,
tant la qualité de ces équipements laisse aujourd’hui à désirer Beaucoup
d’enseignants hésitent de plus en plus à utiliser ces gymnases de peur que
certains enfants ne se blessent. D’une manière générale l’image donnée par la
ville à ces utilisateurs est des plus négative. Malgré de nombreuses
sollicitations la majorité municipale fait la sourde oreille, les enfants
n’étant effectivement pas électeurs…. Il est pourtant grand temps d’assurer à
nos enfants des installations dignes de ce nom et de trouver les budgets
adéquats pour structurer la ville plutôt que de dépenser sans compter dans des
effets événementiels ou de communication exacerbée !!
Permanences
Mairie 20bis rue des Orphelins 68948 Mulhouse Cedex 09 BP 120
- mardi matin de 8h à 12h
- jeudi après-midi de 14h à 18h
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Photo Darek SZUSTER L'alsace le
19/11/11Ces derniers mois ont été propices aux performances spectaculaires de
nos athlètes dans diverses compétitions internationales. Dans diverses
disciplines telle l’athlétisme, le basket ou le judo, les jeunes issues de nos
quartiers dits « difficiles » ont su se mettre en valeur et, par la
même, démontrer qu’il était possible de réussir, dans ce domaine comme dans
d’autres, en sortant de ces quartiers… Le football est l’exemple le plus ancien
de ce phénomène mais de plus en plus de disciplines sont concernées. Bien sur
ces réussites n’ont pas vu le jour en génération spontanée mais viennent
parfois de très loin ; d’un effort individuel et soutenu des athlètes
eux-mêmes, souvent dès le plus jeune âge, mais aussi d’un travail de fond des
fédérations appuyées sur le terrain par les collectivités qui ont très vite
compris tout l’intérêt qu’elles pouvaient en retirer. A Mulhouse on continue de
se refuser à cette évidence et d’en tirer les conséquences. Pire que cela, les
clubs de haut niveau qui formaient ces jeunes n’assurent plus du tout cette
fonction, faute de moyens et de priorités affirmées. Les sports collectifs ont
parfois préféré se doter de mercenaires extérieurs plutôt que de faire appel à
de jeunes joueurs locaux plus motivés par ce désir de réussite. A la base de
tout le système, l’école et les clubs de quartiers ne sont pas soutenus dans
cette démarche qui d’ailleurs n’existe pas à l’échelle de la majorité
municipale. Avec peu de moyens supplémentaires mais une attention particulière
portée sur cette problématique, il serait possible de changer la donne… Oui il
est aujourd’hui nécessaire de prendre ce dossier à bras le corps. Il est trop
facile de tenir de grands discours sur les quartiers et de ne pas tenir compte
de ceux qui y vivent. Certes le sport n’est pas le seul vecteur de la réussite
sociale mais il permet, et beaucoup de villes de gauche comme de droite l’on
bien compris, à certains jeunes de se donner un but, de découvrir les
contraintes et les joies de l’excellence et de montrer à leurs pairs qu’il est
possible de progresser dans notre société.
Photo Dom Poirier