Halte au massacre de l'intelligence
Par Gilbert Buttazzoni le lundi 6 avril 2009, 08:10 - Dossiers - Lien permanent
La réforme de l’éducation nationale bat son plein. En effet après des annonces des contre annonces, le ministre de l’éducation national ne sait plus où donner de la tête et c’est pour les parents et enseignants à y perdre la tête !
La supression des RASED (réseau d’aide spécialisé pour les enfants en difficulté) se passe dans la douleur. De nombreuses manifestations ont lieu un peu partout et les nuits des RASED fleurissent en France.C’est bien évidemment sur Bourtzwiller que la mobilisation a été la plus forte. Ce quartier s’est mobilisé il y a quelques mois déjà et grâce à l’acharnement et à la mobilisation des parents et des enseignants que dores et déjà deux postes sont maintenus sur le pôle qui regroupe 3 écoles élémentaires et 5 maternelles. La signature d’une pétition qui reprenait les inquiétudes des parents en ces termes : « Nous souhaitons le maintien des RASED et refusons l’amalgame entre l’aide personnalisée le matin et l’aide pédagogique apportée par la maîtresse spécialisée. Nous demandons le maintien en l’état actuel des interventions de tous les membres du RASED – pas de transformation de poste ni de redéploiement sur le quartier. » a connu à ce jour un grand succès puisqu’elle a recueilli quelques 450 signatures.
Mais le combat ne s’arrête pas là! En effet, Jeudi 2 avril une petite centaine de parents et enseignants ont voulu symboliquement le signifier en accrochant une banderole sur les grilles du square Baumann : « les réformes actuelles sabotent nos écoles défendons nos enfants » Par là, ils ont tenu à redire que les incohérences se succèdent comme :
• La lourdeur des programmes accentuée par la semaine de 4 jours imposée suite à la suppression du samedi travaillé
• La suppression des IUFM posant le problème de la formation professionnelle des futurs enseignants par la quasi disparition de la formation pratique et pédagogique.
Ce dernier point reste essentiel, car l’objectif premier de ce gouvernement est de faire coûte que coûte des économies et des coupes franches dans le budget de l’éducation nationale. C’est bien évidemment en supprimant des heures de cours, des postes d’enseignants que le défi pourra être gagné. Pourtant une fois de plus c’est au détriment des enfants. On peut à juste titre se poser la question de la place de l’enfant dans le dispositif éducatif français. Nous ne pouvons et ne devons accepter qu’elles ne soient dictées que par la simple logique comptable.
C’est le massacre de l’intelligence qui est organisé dans notre pays en sacrifiant une voire deux générations d’enfants, parce que notre gouvernement ne sachant faire face à la crise financière, revisite ses budgets au détriment des plus petits.