Le blog de Gilbert Buttazzoni

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Tag - Bourtzwiller

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lundi 10 mai 2010

Jean Grimont, 4 ans déjà

Hommage_a_Jean_Grimont_2010__4_ans__008.jpgLes amis de Jean Grimont lui ont rendu un émouvant hommage, en ce quatrième anniversaire de son décès : anciens camarades syndicalistes, militants associatifs ou politiques étaient rassemblés à Bourtzwiller autour de Pierrot Schneider et de la famille de Jean : ses deux filles et son fils ainsi que deux de ses petits enfants.

Il s’agissait également d’attirer l’attention, comme l’a fait déjà à plusieurs reprises Gilbert Buttazzoni, sur le fait que la rue à laquelle la Ville de Mulhouse entend donner le nom de Jean Grimont ne soit en fait qu’une toute petite portion de rue. Vérification fut faite en ce jour printanier, en la présence exceptionnelle de Jacques Bigot, mètre en main par Bernard Mouthon : 78 mètres !

Voici le discours lu ce jour là en mémoire de Jean :

« Je vous inviterai, après les prises de paroles, à nous déplacer vers la future rue de la Fraternité qui va de la rue Brossolette jusqu’à la rue de Quimper, pour nous rendre ensuite vers le « moignon » de rue qui devrait s’appeler Jean Grimont que nous aurons plaisir de « métrer » afin de savoir combien vaut la notoriété d’un homme de sa stature. Quelques dates pour situer ce militant politique, associatif, syndicaliste et caritatif :conseiller municipal de Mulhouse de 1983 à 1989, adjoint au maire, chargé des affaires sociales de 1989 à 2001, député de 1984 à 1988, conseiller général du canton Mulhouse nord de 1989 à 1994 et enfin conseiller régional de 1989 à 1994. Mais aussi membre fondateur et président de SURSO (service d’urgence sociale) et membre de différentes associations (Vie Libre, CLCV, etc., ….).

Et bien sûr, président du Conseil de quartier de Bourtzwiller.

Il était devenu une personnalité incontournable de ce quartier qu’il aimait tant. Même dépourvu de mandat électif, il revenait ponctuellement faire ses courses en simple citoyen au marché de Bourtzwiller le vendredi. C’était aussi l’occasion pour lui de saluer ses amis Claude Amar (vieux militant socialiste qui nous a quitté dernièrement), Claude Chevrot (surnommé le « maire de BZ » et fleuriste de qualité, un vieux gaulliste qu’il avait eu plaisir de retourner politiquement), Bernard, Jacky, Louis et moi-même, cheminots de ce quartier qui nous tient aux tripes. Nous avions souffert dans notre chair et notre cœur lors de sa défaite dans ce canton, battu par un candidat frontiste en 1997.

Autre facette de Jean, son engagement dans le monde syndical à Peugeot et à la SACM. N’oublions pas qu’il avait été prêtre ouvrier animateur de la J.O.C. et de l’A.C.O. On peut dire sans se tromper avec ses amis ouvriers Roger Imbéry, René Seltenmeyer et d’autres qu’il a ouvert une voie royale à gauche à un jeune avocat en mal de notoriété. C’est ainsi que Mulhouse est redevenue socialiste en 1989. En tant qu’adjoint aux affaires sociales il n’a eu de cesse de s’engager auprès des plus humbles de nos concitoyens.

Voilà pourquoi nous nous sommes engagés dans cette juste voie de réhabilitation de sa mémoire en voulant une rue digne de lui. En conclusion je voudrais vous lire un des textes prononcés lors de ses obsèques civiles au centre funéraire de Mulhouse nord :

« Jean, mon frère, notre frère et notre ami, était très attaché à la grandeur de l’homme, servie par la justice et l’égalité. Il s’est mis tout entier au service de ces valeurs dans divers engagements dans lesquels il a toujours allié les paroles et les actes, avec une haute idée de la perfection et de la vérité. Cette extrême exigence qu’il vivait à son niveau, lui a valu beaucoup de déceptions de toutes natures. Il a rencontré, à son goût, beaucoup de distorsions entre les paroles et les actes autour de lui, dont il a tiré des jugements négatifs. Il s’est senti trahi et a été terriblement déçu par beaucoup. Cela explique sa volonté de donner à son départ un caractère discret qui reste dans la vérité. Il laisse le message d’une vie militante au service de l’homme au cours de laquelle il s’est donné totalement en faisant beaucoup de choses pour les autres. Ceux et celles qui ont bénéficié de son action en gardent le souvenir. Au revoir Jean, tu as bien œuvré au service de la grandeur de l’homme, de la grandeur de l’humanité et cela dans une diversité de tâches qui te font honneur, parce que tu as voulu servir plutôt que de te servir. Et tu avais encore des projets…. » Vous comprendrez pourquoi nous sommes attachés à l’appellation d’une vraie rue, marque symbolique de ses combats. C’est un grand devoir pour nous.

vendredi 7 août 2009

Salle polyvalente de Bourtzwiller : un serpent de mer qui se mord la queue

salle_polyvalente.jpg« Une équipe dynamique, qui tient ses promesses, qui a déjà un bilan après un an de mandat ... »

Voilà des propos tenus à longueur de réunion et d’articles de presse par la majorité municipale qui devraient ravir les habitants et les associations de Bourtzwiller.

Ravir, ou au choix pleurer, ou bien s’esclaffer lorsqu’on aborde le projet de création d’une salle polyvalente à Bourtzwiller. Si, si: il y a bien un projet qui est en cours d’études depuis …. Plus de dix ans !!! Mais qu’est-ce que dix ans dans la vie d’un homme ou d’une association, me direz-vous ??

Un petit rappel des faits s’impose: en 1998 (et oui déjà…) l’équipe municipale réfl échissait à un tel équipement pour répondre à une forte demande émanant du quartier. Des locaux (SODEXO) furent acquis peu de temps après et des crédits d’études et de réalisation dans le cadre de la réfl exion sur les investissements prioritaires en ... 2001.

Le dossier voyagea ensuite vers les établissements « Bel-Air », puis vers la Rue de Mittelwihr, puis dans les locaux « Manurhin », en étant bien entendu toujours jugé prioritaire par la municipalité.

Malgré des engagements réguliers face aux nombreuses demandes, rien n’a avancé depuis onze ans, soit presque deux mandats. Il y eu bien une éphémère lueur d’espoir en 2006, les choses semblant être sur de bons rails au 10 rue de Soultz avec un programme comportant une salle des fêtes et des locaux associatifs.

Aujourd’hui, notre Maire évoque une possibilité d’intégration de ce projet dans « une étude urbaine globale menée dans le cadre de la réalisation du projet de parc sportif et de loisirs de la Doller »

Tout porte à croire donc que nous serons toujours amenés à évoquer cette question dans 10 ans avec les mêmes interrogations.

Notre groupe considère cette réalisation comme absolument prioritaire et mettra tout en oeuvre pour les habitants et associations de Bourtzwiller puissent enfi n disposer d’un équipement digne du quartier et du dynamisme de ses acteurs.

lundi 15 juin 2009

Devenir du Pax : une question de priorité

Centre_Social_Pax.jpgLe centre social Pax est au cœur d’une des plus importantes crises de son existence. Malgré le travail et la volonté des bénévoles du conseil d’administration, malgré le sérieux et l’abnégation du personnel salarié, le centre se trouve aujourd’hui confronté à de réelles difficultés financières qui mettent en péril une grande partie de ses activités.

Compte tenu de la place et du rôle fondamental pour le quartier du Pax, il faut impérativement, à ce stade, tout faire pour que les habitants de Bourtzwiller puissent continuer à bénéficier d’une même qualité de service, dans une période durant laquelle le tissu social se délite et où il faut, par tout les moyens, recoller les morceaux.

Il est trop facile pour certains de laisser simplement au Conseil d’Administration la lourde et pénible tâche de choisir et décider s’il faut licencier pour équilibrer le budget et qui doit perdre son travail.

Autant que des emplois en moins, ce sont des services en moins, une présence quotidienne plus faible dans un quartier qui a pourtant bien besoin d’un retour en force des services publics.

Tous les acteurs et les financeurs ne doivent jamais perdre cela de vue dans les décisions qui sont à prendre

J’ai appris au cours de mes différents mandats qu’il était souvent possible, lorsqu’on le voulait vraiment, de trouver des sommes relativement importantes pour régler telle ou telle situation ou pour faire avancer des projets dits prioritaires.

Encore faut-il que le quartier de Bourtzwiller soit considéré comme une priorité par les autorités locales, non pas seulement dans les discours, mais aussi dans les actes.

Il est donc grand temps que celles-ci prennent enfin réellement ce dossier à bras le corps et permettent au Pax de continuer durablement son action pour le bien être du quartier et de ses habitants.

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